Aujourd'hui, visitons le musée Stewart, autre musée d'histoire de la ville de Montréal (sachez que sur près de 40 musées, Montréal compte 15 musées d'histoire...!), cette fois situé dans un fort anglais du XIXème siècle, lui même situé dans le parc Jean Drapeau de la petite île Sainte-Hélène, à l'Ouest de Montréal...
Notre visite s'est de nouveau faite avec le directeur du Musée, qui a pris le parti là aussi de costumer son personnel, ce qui a mené à un long débat entre les muséologues que nous sommes quant à savoir si c'était ou non une bonne idée...
Au final, il en est ressorti que dans ce cas précis, oui !
En effet, près de 50 personnes sont en permanence costumées à l'ancienne dans ce musée, et toutes jouent un rôle précis (soldats, qui paradent tous les jours ; miliciens, qui font des demonstrations de tirs ; paysanes, qui nous font la visite etc...) afin d'imprégner le visiteur et l'amener à poser des questions pertinentes aux personnages, en leur parlant comme s'ils étaient à l'époque ancienne. Cela amène à des situations parfois très drôles, notamment avec les enfants...
Le débat a principalement porté sur : "pourquoi notre point de vue à Stewart est bien plus réaliste et intéressant que celui du château Ramezay", ce qui, en soit, était vrai en tous points, puisque là-bas, le personnel est costumé mais ne sert qu'à renseigner les visiteurs sur l'horaire de fermeture et à vendre du sirop d'érable... Voilà donc le genre de débats qui nous animent... ou pas.
"Le Musée Stewart occupe, depuis la fin des années soixante, les bâtiments qui constituent le Fort de l’île Sainte-Hélène. Ces bâtiments ont été érigés entre 1820 et 1824 par les Britanniques qui transforment alors l’île Sainte-Hélène en entrepôt militaire pour le service de leurs troupes en Amérique du Nord. L’Arsenal, grand édifice maçonné en forme de bastion, est l’édifice principal du complexe militaire. Il servait d’entrepôt pour les équipements, les munitions et les vivres.
Au fil des ans, le Musée a rassemblé plus de 30 000 objets fabriqués par l’homme au cours des cinq derniers siècles. Suivant la philosophie qui sous-tend l’activité de collectionnement du fondateur, David M. Stewart, industriel du tabac, les objets se déclinent en triade : un objet, une illustration et un document écrit. Divisés en quatre principales collections, ces objets et documents patrimoniaux embrassent toutes les facettes de la vie humaine : l’activité économique et scientifique, la production artistique, les événements historiques et militaires."
J'ai trouvé ce musée plus intéressant que le château Ramezay, moins poussiéreux en quelques sorte, notamment dans sa muséographie intérieure. De plus, il faut avouer que tous ces garçons en uniforme du XVIIIème siècle, c'est assez sympathique (clin d'oeil à Camille !!!) et chaque demi heure est ponctuée par un évênement précis, comme la parade des militaires écossais, dont je vous offre ici un petit florilège de cornemuse, puisque la prestation a en réalité duré près d'un quart d'heure... enjoy ! ;-)